La Russie envoie un convoi d’aide humanitaire en Ukraine

Deux cent quatre-vingts poids lourds font route vers l’Ukraine. Un convoi transportant de l’aide humanitaire est parti mardi 12 août de la région de Moscou en direction de l’est de l’Ukraine, d’après plusieurs médias russes.

«La colonne acheminera aux habitants de l’est de l’Ukraine près de 2.000 tonnes de fret humanitaire recueilli par les habitants de la capitale russe et de sa région», a annoncé l’administration de la région de Moscou.

Les 280 camions Kamaz transportent 400 tonnes de céréales, 100 tonnes de sucre, 62 tonnesLa Russie envoie un convoi d'aide humanitaire en Ukraine de nourriture pour enfants, 54 tonnes de médicaments et d’équipements médicaux, 12.000 sacs de couchage et 69 groupes électrogènes portables.

Le convoi en question est envoyé en commun avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le convoi devrait mettre deux jours à parcourir les mille kilomètres qui le séparent de l’est de l’Ukraine. Mais son passage de la frontière est loin d’être assuré, quand bien même un porte-parole du Kremlin assure que «tout a été décidé avec l’Ukraine».

«Il n’y a pas d’accord de la part des Ukrainiens pour que les véhicules russes entrent sur leur territoire», le contredit à l’agence Reuters une source gouvernementale ukrainienne s’exprimant sous couvert d’anonymat. La Russie a placé lundi son action sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et l’organisation humanitaire – investie par Kiev de toutes les questions d’organisation et de logistique de la mission internationale – chercherait des compagnies de transport susceptibles de prendre le relais à la frontière, selon les informations de Reuters.

Lundi, les Etats-Unis et l’Union européenne ont prévenu la Russie que toute intervention, même humanitaire, dans l’est de l’Ukraine sans le consentement de Kiev serait «inacceptable» et constituerait une violation du droit international.
A Paris, Laurent Fabius a estimé que l’envoi du convoi humanitaire russe ne respectait pas les règles et a exprimé la crainte qu’il puisse couvrir une incursion russe. Sur France Info, le ministre des affaires étrangères français a demandé que la communauté internationale s’oppose à l’entrée du convoi russe s’ils n’avaient pas l’accord des autorités ukrainiennes et de la Croix-Rouge, une question «pas encore réglée», selon lui.

Des milliers de personnes privées d’eau

Des milliers de personnes sont privées d’eau, d’électricité et d’assistance médicale en raison des combats dans l’est de l’Ukraine. Selon les agences de l’ONU, environ 1 100 personnes ont été tuées au cours des quatre mois de conflit, depuis que le gouvernement de Kiev a décidé de réprimer par la force la rébellion des insurgés prorusses.

Source : agences et rédaction

 

Les «tunnels du Hezbollah» terrorisent les colons du Nord

 
Par Samer R. Zoughaib

En dépit de la puissance de feu destructrice utilisée par «Israël» dans son agression contre Gaza, la majorité des analystes objectifs et honnêtes pense que la force de dissuasion israélienne est sortie considérablement diminuée de ce nouveau conflit. 2000 martyrs, 10000 blessés palestiniens et la destruction totale ou partielle de plus de 10000 habitations n’ont pas fait plier la Résistance palestinienne et n’ont pas brisé le moral de la population. Bien au contraire.
Confrontée à une impasse dans sa campagne aérienne et incapable de réaliser la moindre avancée significative au sol, l’armée «israélienne» a affirmé avoir atteint ses objectifs, qui consistaient, soi-disant, à détruire les tunnels du Hamas. Le désarmement de la Résistance et la destruction de son arsenal de roquettes ne sont plus à l’ordre du jour. 32 installations souterraines auraient été neutralisées, selon les médias «israéliens». Mais les observateurs savent pertinemment que ces prétendues «réalisations» ne sont que de la poudre aux yeux pour masquer le nouvel échec de la machine de guerre «la plus moderne et la plus puissante du Moyen-Orient». Les faits sur le terrain prouvent que la Résistance palestinienne dispose encore de tous ses moyens, aussi bien au niveau de la chaine de commandement, que de sa puissance de feu. Les roquettes continuent de s’abattre sur les colonies et c’est «Israël» qui sollicite le cessez-feu, alors que le Hamas, le Jihad islamique et les autres groupes veulent poursuivre la bataille. D’ailleurs, les fanfaronnades des dirigeants politiques et des responsables militaires de l’entité sioniste ne convainquent même plus les «Israéliens», dont 51% estiment que personne n’est sorti vainqueur de la guerre contre Gaza.

La longue expérience du Hezbollah

Les armes ne sont pas encore tus à Gaza que déjà les regards épouvantés des «Israéliens» se tournent vers la frontière avec le Liban. Les médias de l’entité sioniste ont consacré, ces derniers jours, une série de reportages et d’enquêtes à l’angoisse des habitants des colonies du Nord. Certains colons affirment entendre, la nuit, des bruits de machines en train de creuser des tunnels sous leurs maisons. «Nous n’arrivons plus à dormir à cause de ces bruits et nous sommes terrorisés par l’idée de ce qui pourrait se passer», se plaint un habitant d’une implantation.
La radio «israélienne» a consacré un long reportage aux «inquiétudes suscitées par les tunnels du Hezbollah». Selon le média, les autorités «israéliennes» disposeraient d’informations sur un sujet auquel le Hezbollah ne fait jamais allusion: son immense réseau de tunnels, situé au sud de la rivière Litani. «Comparé au réseau du Hezbollah, ce qui se passe à Gaza serait un jeu d’enfant», commente la radio.
L’inquiétude des habitants des colonies de la Galilée occupée est tellement grande que 3000 d’entre eux ont signé, récemment, une pétition, réclamant «une intervention de l’armée». Selon le Yediot Aharonot, le commandant du «front Nord», le général Yair Golan, a dû rassembler, lundi, les représentants des colons, pour tenter de les rassurer. S’adressant à l’assemblée, l’officier a assuré que ses troupes sont prêtes «à faire face à toute menace en provenance du Liban, selon différents types de scénarios, y compris le danger des tunnels». Il a cependant reconnu que l’armée «israélienne» ne sait rien au sujet des «tunnels offensifs» du Hezbollah, rappelant, au passage, que le «principal danger auquel ‘Israël’ est confronté, à partir du Liban, n’est pas celui des tunnels mais des roquettes et des missiles.»
Si les «Israéliens» se sont donnés tellement de mal pour tenter de détruire les tunnels du Hamas, sans obtenir de résultats probants, ils savent parfaitement qu’avec le Liban, ce sera une autre paire de manche. Dans ce contexte, la radio «israélienne» a souligné que «c’est le Hezbollah qui a introduit la tactique des tunnels au Moyen-Orient, au milieu des années 90, et a transmis son savoir-faire au Hamas. Son expérience dans ce domaine dépasse les 20 années».
«Israël», qui a vu sa force de dissuasion s’effondrer sur le sol libanais, lors de la guerre de 2006, pensait pouvoir la récupérer en s’attaquant à un ennemi moins puissant que le Hezbollah. Le résultat est un véritable désastre. Au Sud comme au Nord, la dissuasion «israélienne» ne fait plus peur, même aux enfants. La peur se trouve désormais du côté israélien. Les colons de la Galilée vivent dans l’angoisse perpétuelle, amplifiée par la crainte de voir surgir, un jour, entre leurs maisons, des combattants du Hezbollah.
Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, n’avait-il pas promis que lors de la prochaine guerre, la Résistance envahirait la Galilée?

Source : French.Alahednews

La vérité sur le Vénézuéla: une révolte des riches, pas une «campagne de terreur»

A Venezuelan protester poses for a portrait at Altamira square in Caracas (Jorge Silva / Reuters)

Par Mark Weisbrot The Guardian, le 20 Mars 2014

Les images forgent la réalité : le pouvoir de la télévision , de la vidéo et même des photographies fixe et enfonce profondément dans la conscience des gens  une réalité qui n´en est pas une. Je pensais que, moi aussi, j’étais à l’abri des représentations répétitives du Vénézuéla comme un État défaillant dans les affres d’une rébellion populaire. Mais je ne m’attendais pas à ce que j’ai vu à Caracas ce mois-ci: combien peu de la vie quotidienne semble être affecté par les manifestations et la normalité qui prévalait dans la grande majorité de la ville. Moi aussi, j’avais été pris en charge par l’imagerie des médias.

Les grands médias ont déjà indiqué que les Venezueliens pauvres n’ont pas rejoint les manifestations de l’opposition de droite, mais ce qui est un euphémisme: ce n’est pas seulement les pauvres qui se sont abstints à Caracas, c´ est presque tout le monde en dehors de quelques zones riches comme Altamira, des petits groupes de manifestants se livrent à des batailles nocturnes avec les forces de sécurité, jetant des pierres, des bombes incendiaires et des gaz lacrymogènes.

En marchant dans le quartier ouvrier de Sabana Grande au centre de la ville, il n’y avait aucun signe que le Venezuela est en proie à une «crise» qui nécessite une intervention de l’Organisation des États américains (OEA), peu importe ce que John Kerry vous dit . Le métro fonctionnait également très bien, même si je ne pouvais pas descendre à la station Alta Mira, où les rebelles avaient mis en place leur base des opérations jusqu’à leur expulsion de cette semaine.

J’ai eu mon premier aperçu des barricades à Los Palos Grandes, une zone à revenus élevés les manifestants ont le soutien populaire, et les voisins criaient à tout le monde d’essayer de supprimer les barricades – ce qui est une chose risquée (au moins quatre personnes ont apparemment été abattues pour l´avoir fait). Mais même ici, sur les barricades, la vie était à peu près normale, sauf pour certains qui ont créé des embouteillages. Le week-end, le Parque del Este était plein de familles et les coureurs en sueur dans la chaleur de 90 degrés  Farenheit avant Chávez, vous deviez payer pour entrer, et les résidents ici, on m’a dit, ont été déçus lorsque les moins riches ont été autorisés à entrer gratuitement. Les restaurants sont encore pleins dans la nuit.

Ce Voyage offre un peu plus d’une vérification de la réalité, bien sûr, et je me suis rendu Caracas principalement afin de recueillir des données sur l’économie. Mais je suis loin d´être sceptique sur le récit rapporté quotidiennement dans les médias, que les pénuries croissantes de produits alimentaires de base et des biens de consommation sont une motivation sérieuse pour les manifestations. Les gens qui sont les plus incommodés par ces pénuries sont, bien sûr, les classes pauvres et les travailleurs. Mais les habitants de Los Palos Grandes et Altamira, où j’ai vu de véritables manifestations se passe   ont des domestiques qui faisaient la queue pour obtenir ce dont ils ont besoin, et ils ont eux, les revenus de l’espace suffisants pour stocker et accumuler un “inventaire” de produits de base.

Ces gens ne font pas de mal ils lvont très bien. Leurs revenus ont augmenté à un rythme soutenu depuis que le gouvernement Chávez a obtenu le contrôle de l’industrie pétrolière il y a une décennie. Ils obtiennent même un document  du gouvernement: n’importe qui qui une carte de crédit (ce qui exclut les pauvres et les millions de travailleurs) a droit à 3000 $ par année à un taux de change subventionné. Ils peuvent ensuite vendre les dollars pour 6 fois ce qu’ils ont payé, ce qui équivaut à plusieurs milliards de dollars de subvention annuelle  mais ce sont ces privilégiés  qui fournissent la base et les troupes de la rébellion.

La nature de cette lutte a toujours été dure et inévitable, maintenant plus que jamais. En passant devant la foule qui s´est rassemblée pour la cérémonie du 5 mars qui a  marqué l’anniversaire de la mort de Chávez, j´ai constaté que la foule était constituée de dizaines de milliers de personnes issues de la classe ouvrière Vénézuéliens. Ils ne portainet pas de vêtements coûteux ou des chaussures à $ 300 . Quel contraste avec les masses mécontentes de Los Palos Grandes, avec des JeepsGrand Cherokee à $ 40,000  portant le slogan du moment: SOS VENEZUELA.

Quand il s’agit du Venezuela, John Kerry sait bien que c´est une “guerre” de classes, il en est sûr​​. La semaine dernière, au moment où je quittais la ville, la secrétaire d’Etat américaine a doublé dans sa fusillade de la rhétorique contre le gouvernement vénézuélien, accusant le président Nicolás Maduro de mener une campagne de terreur contre son propre peuple“. Kerry a également menacé d’invoquer la Charte démocratique interaméricaine de l’OEA contre le Venezuela, ainsi que des sanctions de mise en œuvre.

Brandissant la Charte démocratique contre le Venezuela est un peu comme menaçant Vladimir Poutine avec un vote parrainé par l’ONU sur la sécession en Crimée. Peut-être que Kerry n’a pas remarqué, mais quelques jours avant ses menaces, l’OEA a pris une résolution que Washington a intenté contre le Venezuela et l’a mise à l’envers, en déclarant la solidarité” de l’organisme régional avec le gouvernement Maduro. Vingt-neuf pays l’ont approuvé, avec seulement les gouvernements de droite de Panama et le Canada en bardage avec les Etats-Unis contre elle.

L´article 21 de la Charte démocratique de l’OEA s’applique à l ‘”interruption inconstitutionnelle de l’ordre démocratique dans un État membre» (comme le coup d’État militaire 2009 au Honduras que Washington a contribué à légitimer, ou le coup d’État militaire 2002 au Venezuela, aidé encore plus par le gouvernement  des Etats-Unis). Compte tenu de son récent vote, l’OEA serait plus susceptible d’invoquer la Charte démocratique contre le gouvernement américain pour ses meurtres de drones de civils sans procès, qu’il ne le serait de le faire contre le Venezuela.

La rhétorique de Kerry “Campagne de Terreur” est également déconnectée de la réalité, et de façon prévisible, a provoqué une réaction équivalente du ministre des Affaires étrangères au Venezuela, qui a appelé Kerry un «meurtrier». Voici la vérité sur ces accusations de Kerry: depuis que les manifestations au Venezuela ont commencé, il apparaît que plus de gens sont morts aux mains des manifestants que les forces de sécurité. Selon les décès signalés par CEPR dans le dernier mois, en plus de ceux tués pour avoir tenté de déloger les manifestants de barricades, sur les sept ont apparemment été tués par des manifestants et leurs obstacles  y compris un motard décapité par un fil tendu à travers la route et cinq agents de la Garde Nationale ont été tués.

Quant à la violence de la répression, au moins trois personnes semblent avoir été tuées par la garde nationale ou d’autres forces de sécurité dont deux manifestants et un militant progouvernemental. Certains blâment le gouvernement pour trois meurtres supplémentaires par des civils armés; dans un pays avec une moyenne de plus de 65 homicides par jour, il est tout à fait possible de ces gens ont agi de leur propre chef

21 membres des forces de sécurité sont en état d’arrestation pour des abus allégués, y compris certains des meurtres. Ce n’est pas une campagne de terreur”.

Dans le même temps, il est difficile de trouver une dénonciation grave de la violence de l´opposition  des principaux leaders de l’opposition. Dans les rapports, on trouve que les protestations sont  très impopulaire au Venezuela, même si elles font beaucoup plus par´ler d´elles à l’étranger quand elles sont promus comme «manifestations pacifiques» par des gens comme Kerry. Les données indiquent également que la majorité des Vénézuéliens considèrent ces troubles pour ce qu’ils sont: une tentative de renverser le gouvernement élu .

La position de politique intérieure de de Kerry est assez simple. D’une part, vous avez la droite de la Floride cubano-américaine et leurs alliés néo-conservateurs qui hurlent pour le renverser. A la gauche de l’extrême droite, il y a, et bien… rien. Cette Maison-Blanche se soucie fort peu de  l’Amérique latine, et  son parti pris n´a pas de conséquences électorales.

Peut-être que Kerry pense que l’économie vénézuélienne va s’effondrer et que cela va apporter un peu de nonriches Vénézuéliens dans les rues contre le gouvernement. Mais la situation économique est effectivement stable – l´ inflation mensuelle a diminué en février, et le dollar sur le marché noir a fortement diminué. D´après les informations, le gouvernement met en place un nouveau taux de change fondé sur le marché. Les Obligations souveraines du Venezuela sont retournés à 11,5% à partir du 11 Février (le jour avant le début des manifestations) .Le 13 Mars, les rendements étaient  plus élevés que le dollar sur l´ indice obligataire Bloomberg des marchés émergents. Les pénuries vont donc diminuer  dans les semaines et les mois à venir.

Bien sûr, c’est exactement le problème principal de l’opposition: la prochaine élection est dans un an et demi , et à ce moment, il est probable que les pénuries économiques et l’inflation auront diminué . L’opposition perdra alors probablement les élections législatives, car ils ont perdu toutes les élections au cours des 15 dernières années. Mais leur stratégie insurrectionnelle actuelle n’aide pas leur cause: il semble avoir divisé l’opposition et uni les chavistes.

Le seul endroit où l’opposition semble recueillir un large soutien est Washington.

Source: The Guardian 

Traduction : lesinfostues

documents top secrets: une société allemande d´espionnage a aidé le Hackage de manifestants du printemps arabe

Featured photo – Leaked Files: German Spy Company Helped Bahrain Hack Arab Spring ProtestersFeatured photo - Leaked Files: German Spy Company Helped Bahrain Hack Arab Spring Protesters

Une entreprise notoire de la technologie de surveillance qui aide les gouvernements à travers le monde a espionner leurs citoyens a vendu un logiciel à Bahreïn Durant la réplique brutale de ce pays au mouvement du printemps arabe, selon des documents internes divulgués et postés cette semaine sur Internet.

Les documents montrent que FinFisher, une société de surveillance allemande, a aidé Bahreïn à installer des logiciels espions sur 77 ordinateurs, y compris ceux appartenant à des avocats défenseurs des droits de l´Homme et un chef de file de l’opposition désormais emprisonné, entre 2010 et 2012. Cette période correspond à la répression de Bahreïn sur les manifestants pro-démocratie . Le logiciel de FinFisher procure un accès total à des ordinateurs infectés. Certains des ordinateurs qui ont été espionnés semblent avoir été situé aux États-Unis et Royaume-Uni, selon un rapport de Bahreïn Watch.

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Plus tôt cette semaine, un hacker anonyme a publié 40 gigaoctets de ce qui semble être les données internes de FinFisher sur Twitter et Reddit, y compris les messages entre les personnes qui semblent être responsables du gouvernement de Bahreïn et les représentants du service à la clientèle FinFisher.

Dans ces messages, les administrateurs de logiciels de Bahreïn se sont plaints à FinFisher qu’ils étaient en train de perdre des objectifs tous les jours” en raison de défauts dans le logiciel. Dans un message employant le langage d’un consommateur frustré, un espion semblait se plaindre qu’il ou elle devait re-infecter un ordinateur ciblé, risquant d’être détecté: [N] ous ne pouvons pas rester sur écoute et infecter la cible à chaque fois, car il est très sensible. et nous ne voulons pas la cible  sache que quelqu’un a infecté son PC ou est espionné .

Sur son site Internet, FinFisher dit qu’il vend de la technologie de surveillance «exclusivement au gouvernement qui applique la loi et les agences de renseignement.” La société a des rapports qu’il a vendu des logiciels espions à Bahreïn qui a auparavant nié, affirmant que des exemples de chercheurs identifiés pourraient provenir des copies volées ou de copies de démonstration. Les nouveaux documents, montrent la correspondance soutenue entre des individus à Bahreïn et le service- clientèle, antérieurs à cette demande. FinFisher n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

[N] ous avons 30 licences de cibles, nous les utilisons tous et nous avons déjà 30 cibles», dit un message, en date du 2 Novembre 2011. Le 8 Décembre, les Bahreïnis ont demandé une mise à jour sur une question précédente: “S’il vous plaît examinez certains cas en urgence et donnez-nous la solution. Nous avons pedu beaucoup de données .

FinFisher appartenait au groupe Gamma au Royaume-Uni au cours de cette période, les fuites de documents couvrent (il a été dissout l’année dernière.) Des chercheurs de Citizen Lab de l’Université de l’École Munk des affaires internationales de Toronto, y compris un co-auteur de cet article a d’abord identifié publiquement le logiciel FinFisher en Juillet 2012 .

A l’époque, les membres du groupe de défense de Bahreïn Watch à Washington, DC, et à Londres ont été pris pour cible par e-mail par ce qui semblait être des logiciels malveillants. Les chercheurs ont analysé le logiciel suspect et découvert qu’il était le logiciel FinSpy d’interception légale» développé par FinFisher. Des recherches supplémentaires liées à l’utilisation de ce produit ont eu lieu dans 36 pays.

La fuite la plus récente comprend des logs des administrateurs de logiciels de Bahreïn et des installations qu’ils avaient effectuées, qui contenaient les noms d’utilisateurs et les adresses IP. Ceci a permis aux chercheurs Bahreïnites d‘identifier certains des ordinateurs qui ont été ciblés. Parmi eux, ´des avocats bahreïnites, basés au Royaume-Uni, des militants, des écrivains, et Hassan Mushaima, un leader de l’opposition qui purge actuellement la prison à vie. Il a été condamné en Juin 2011, un mois après lque es journaux aient montré que des logiciels espions ont été installés sur son ordinateur.

Un autre ordinateur cible appartenait à Mohamed Altajer, un éminent avocat des droits de l´Homme qui a été soumis à un chantage en 2011 avec une vidéo de lui et sa femme ayant des rapports sexuels. La vidéo est arrivée sur CD à son bureau le 24 Janvier 2011, portant comme instructions qu’il cesse de défendre les militants ou bien la bande serait rendue publique. Le même jour, les journaux ont dévoilé la fuite : des logiciels espions avaient été installés sur son ordinateur, ce qui suggère que les représentants du gouvernement ont utilisé la tactique de chantage pour installer FinSpy.

La vidéo a fini par devenir publique en 2012, après qu´Altajer ait participé à une conférence des droits de l’Homme aux Nations Unies. Le 24 Janvier 2011, a été le jour le plus dévastateur de ma vie“, a déclaré Altajer de Bahreïn.

«Je suis heureux que cela ait été exposé,” at-il dit. Le régime doit comprendre que ce n’est pas si sage et intelligent de pénétrer dans la vie des gens. Ces gens sales qui m´ont filmé pendant que j´étais nu sont à leur tour nus et exposés au monde entier .

Il y a peu de réglementation empêchant les entreprises comme FinFisher de vendre des logiciels de surveillance à des pays comme Bahreïn. Et la nature secrète de l’industrie signifie que les entreprises ont été autorisées à opérer en toute impunité, la vente de matériel de surveillance intrusive vers des pays où il n’existe pas de contrôle public de surveillance ni des lois claires régissant son utilisation“, a déclaré Eric King, directeur adjoint de Privacy International .

Le groupe basé au Royaume-Uni a demandé au gouvernement britannique d´enquêter sur l’utilisation par le gouvernement éthiopien des outils de FinFisher visant à surveiller les réfugiés politiques. Et un Ethiopienaméricain tente de poursuivre le gouvernement éthiopien dans un tribunal fédéral américain pour l’utilisation de FinSpy contre lui.

«Nous devrions mettre l’attention internationale sur ces entreprises», a déclaré Ali Abdulemam, un militant des droits de l’Homme et membre du Bahreïn Watch. «Gamma prétend toujours que leur produit est contre le trafic d’êtres humains ou le trafic de drogue, mais elle est en fait utilisée contre les droits de l´Homme par des pays comme Bahreïn.”

En 2011, Bloomberg a rapporté que Nokia Siemens vendait des engins d’espionnage à Bahreïn, et les interrogateurs de Bahreïn étaient connus à l’époque pour montrer aux militants des transcriptions de leurs messages privés et conversations téléphoniques pendant les séances de torture. Les États-Unis ont aussi continué la vente d’armes à Bahreïn au cours de cette période.

Pour autant que je suis conscient“, a déclaré Salman Aljalahma, l’attaché de presse du gouvernement de Bahreïn à Washington, le gouvernement de Bahreïn n´a pas utilisé FinFisher.” Il a ajouté: «il s’agit d’une question de sécurité nationale et du renseignement confidentiel dont le public est pas au courant .

Lorsqu’on lui a montré les correspondances et les surveillances des logs du service-clientèle, Aljalahma a dit que toutes les preuves rassemblées par les accusateurs ne montrent toujours aucun lien avec le gouvernement de Bahreïn.”

source : The intercept.com

Traduction : lesinfostues

 

Qu’ont en commun les guerres en Ukraine, à Gaza, en Syrie et en Libye ?

Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la simultanéité des événements éclaire leur signification : après avoir annoncé la création d’une alternative au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, donc au dollar, la Russie doit faire face en même temps à l’accusation d’avoir détruit le vol de la Malaysian Airlines, à l’attaque de Gaza par Israël soutenu par les renseignements militaires US et britanniques, au chaos en Libye et à l’offensive de l’Émirat islamique au Levant. En outre, sur chacun de ces théâtres d’opération, les combats tournent autour du contrôle des hydrocarbures, dont le marché était jusqu’ici exclusivement opéré en dollars.

| Mexico (Mexique) | 7 août 2014

 

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Les jeux vidéos « Call of Duty : Modern Warfare » (les plus vendus dans le monde) opposent les États-Unis à la Russie sur fond de guerre pour le pétrole.

Les calendriers, les organigrammes, les schémas d’information et les généalogies sont des plus utiles à l’analyse géopolitique. Ainsi, deux jours avant que le mystérieux missile ne fasse exploser en l’air l’avion de la Malaysia Airlines – événement aussi nébuleux que ce qui s’est passé avec ses deux vols récents – a pris fin le sixième sommet des BRICS et de certains pays membres de l’UNASUR, notamment la Colombie et le Pérou [1].

Un jour avant le tir du missile mortel, Obama a augmenté la pression exercée contre la Russie et ses deux ressources inextricables que sont les banques et les ressources énergétiques. « Pure coïncidence », le jour où le mystérieux missile a été tiré en Ukraine, « Nétanyahu, à la tête d’un État possédant l’arme nucléaire, a donné l’ordre à son armée d’envahir la bande de Gaza », comme l’a si bien fait remarquer Fidel Castro dans sa dénonciation du gouvernement putschiste ukrainien qu’il a accusé d’avoir manié une « forme inédite de provocation » sous la férule des États-Unis [2].

Que peut bien donc savoir de cette affaire le vieil empêcheur de tourner en rond des Antilles ?

Alors que le mystérieux missile mettait en miettes l’avion de la Malaysia Airlines, Israël, un État raciste et ségrégationniste, envahissait la bande de Gaza, contrevenant ainsi aux résolutions de l’ONU et « se mettant à dos l’opinion publique internationale », comme l’a déclaré l’ex-président Bill Clinton [3].

Simultanément à la « coïncidence » (dixit Castro) des objectifs géopolitiques concernant l’Ukraine et la bande de Gaza, les affrontements de type confessionnel et pour le contrôle des ressources énergétiques ont pris de l’ampleur dans les trois pays arabes jugés « défaillants » par les stratèges états-uniens que sont la Libye, la Syrie et l’Irak, sans parler des guerres au Yémen et en Somalie.

En Libye, pays balkanisé et anéanti en raison de l’intervention « humanitaire » menée par la Grande-Bretagne et la France sous la supervision hypocrite des États-Unis, les milices rebelles des brigades Zintan ont barré, rien que deux jours avant le tir du mystérieux missile en Ukraine, tous les accès à l’aéroport international de Tripoli (la capitale), tandis que se sont multipliés les affrontements entre les clans rivaux à Benghazi d’où provenaient les armes destinées aux djihadistes de Syrie et d’Irak et où l’ambassadeur des États-Unis a bizarrement été assassiné.

Au-delà de l’interconnexion des flux d’armes entre la Libye, la Syrie et l’Irak dans la région d’Al-Qaïda/Al-Nusra et du nouveau califat de l’Émirat islamique (Daesh) [4], l’essentiel pour les multinationales du pétrole, du gaz et de l’eau états-uniennes, britanniques et françaises est de contrôler les matières premières (gaz et eau douce) de la Libye où la Russie et la Chine se sont naïvement fait avoir [5].

Quant à l’appropriation du pétrole irakien par le couple Grande-Bretagne–États-Unis, qui a valu à l’Irak, pays également balkanisé et anéanti, « une guerre de 30 ans », il serait mortellement ennuyant de revenir sur cette évidence.

Lors de mon récent séjour à Damas où j’ai été interviewé par Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire, celui-ci m’a confié que la soudaine volte-face de « l’Occident (quoi que l’on entende par là) » contre Bashar El Assad est due en grande partie – en plus des gisements de gaz se trouvant sur la côte méditerranéenne – à la pléthore de gisements de pétrole que possède la Syrie à l’intérieur du pays, gisements qui sont désormais contrôlés par le « nouveau califat du XXIe siècle (Daesh) ».

L’interdépendance entre le pétrole et le gaz refait surface à Gaza cinq ans après l’opération « Plomb durci », dont l’opération « Bordure protectrice » (sic) en cours a repris la stratégie sans qu’une enquête ait établi de manière concluante qui sont les responsables de l’horrible assassinat de trois jeunes israéliens – comme l’avait prévu, de manière prémonitoire, Tamir Pardo, le chef « visionnaire » du Mossad [6] – et qui a servi de prétexte à une énième invasion israélienne de la bande de Gaza et causé la mort d’un grand nombre d’enfants.

Pour le géographe Manlio Dinucci, du journal italien Il Manifesto  [7], la pléthore de gisements de gaz dont regorge la zone maritime de la bande de Gaza est l’une des raisons de l’irrédentisme israélien.

Tout comme la pléthore de gisements de gaz de schiste dont regorge la République autonome de Donetsk, qui cherche à se séparer de l’Ukraine ou à se fédérer avec elle, est à l’origine de la féroce guerre psychologique que se livrent les médias pro-UE et prorusses pour rejeter sur l’adversaire la responsabilité de l’explosion de l’avion de la Malaysia Airlines. Ne pourrait-il pas s’agir d’une opération montée par le gouvernement ukrainien pour incriminer les séparatistes à l’aide « d’enregistrements » qui peuvent très bien avoir été trafiqués pour pouvoir les accuser de « terrorisme » et ainsi les anéantir ?

Cela fait deux mois que la chaîne Russia Today (RT), de plus en plus regardée en Amérique latine pour contrer la désinformation des médias israélo–anglo-saxons —ce qui lui a valu d’être vouée aux gémonies par le secrétaire d’État John Kerry— souligne l’importance du gaz de schiste dans la région de Donetsk (la partie orientale de l’Ukraine qui veut obtenir son indépendance) et se demande si « les intérêts des pétrolières occidentales ne seraient pas derrière la violence » [8].

En effet, la partie orientale de l’Ukraine, aujourd’hui en pleine guerre civile, regorge « de charbon et d’une myriade de gisements de gaz de schiste dans le bassin de Dnieper-Donets ». En février 2013, la pétrolière britannique Shell a signé avec le gouvernement ukrainien (le précédent, celui qui a été déposé par un coup d’État néonazi soutenu par l’UE) un accord de répartition des profits d’une durée de 50 ans pour la prospection et l’extraction du gaz de schiste dans la région de Donetsk [9].

D’après la chaîne RT, « les profits que Kiev ne veut pas perdre » sont tels que le gouvernement ukrainien a entrepris une « campagne militaire [disproportionnée] contre sa propre population ».

L’année dernière, Chevron a signé un accord similaire (avec le même gouvernement déposé) d’une valeur de 10 milliards de dollars.

Hunter Biden, le fils du vice-président des États-Unis, vient d’être nommé au conseil d’administration de Burisma, le plus gros producteur de gaz privé (supersic) en Ukraine [10], ce qui « donne une nouvelle perspective à l’exploitation du gaz de schiste ukrainien » dans la mesure où « il est détenteur de permis qui couvrent le bassin de Dnieper-Donets ». John Kerry ne demeure pas en reste en ce qui a trait à la répartition des profits et Devon Archer, son ancien conseiller et colocataire de son beau-fils, s’est joint en avril à Burisma, cette entreprise qui suscite la polémique.

Les « permis » d’aliénation cadastrale pour exploiter le gaz de schiste ukrainien peuvent-ils servir de « permis de tuer » des innocents ?

La fracturation hydraulique est-elle en train de fracturer l’Ukraine ? Telle a été une constante de la tragique histoire de l’exploitation des hydrocarbures par les pétrolières « occidentales » au XXe siècle.

Force est de constater que les hydrocarbures constituent le dénominateur commun des guerres en Ukraine, en Irak, en Syrie et en Libye.

Traduction
Arnaud Bréart

Source : voltairenet.org / La Jornada (Mexique)

Les fonds vautours qui dépècent l’Argentine se jettent sur l’Espagne par Jérome Duval, Fatima Fafatale

On appelle « fonds vautours » des sociétés qui achètent pour rien des créances insolvables et tentent de les faire rembourser par la force. Le milliardaire Paul Singer s’en est fait une spécialité. Il tente aujourd’hui de consolider sa fortune au détriment du peuple argentin et tourne son appétit vers l’Espagne.

e fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur étatsunien Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

En mars 2013, la presse économique signalait qu’Elliott avait acquis 300 millions d’euros de crédits à la consommation en souffrance de Santander Consumer Finance, avec un rabais d’environ 96 %. Le prix payé laisse songeur : près de 12 millions d’euros, selon la presse.

En août de la même année 2013, Bankia, l’entité nationalisée qui a le plus profité du sauvetage bancaire espagnol, ce qui a considérablement élevé la dette publique, informait qu’elle avait vendu 3 portefeuilles de crédits défaillants pour un volume total de 1,35 milliards d’euros de dette. Dans l’information communiquée à l’organisme chargé de la supervision des marchés financiers, la CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores), Bankia n’indiquait ni à qui les prêts avaient été vendus, ni à quel prix. Malgré un manque flagrant de transparence, la presse économique a donné des détails de l’opération, pour laquelle elle estime que les acheteurs peuvent avoir bénéficié d’un rabais de 95 % : parmi ceux-ci figureraient le vautour Cerberus (conseillé par José María Aznar Jr., fils de l’ex-président du gouvernement), Elliott et l’entreprise de recouvrement norvégienne Lindorff. Selon Finanzas.com, « le portefeuille est estimé à 1,35 milliards, mais ils ont seulement payé 68 millions ». Bankia, que nous avons contactée pour confirmer ces données, nous a répondu : « Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons jamais les chiffres et les acheteurs ne veulent pas être identifiés. »

Quelques mois plus tard, on apprenait qu’Eliott achetait l’agence de gestion de dettes espagnole Gesif pour en faire sa base d’opérations sur le marché espagnol. Sa directrice générale, Melania Sebastián est l’ancienne responsable de gestion de l’information de la banque commerciale Caja Madrid. C’est ainsi qu’une ex-directrice de Caja Madrid sert d’intermédiaire entre Bankia déjà nationalisée et le fonds vautour Elliott.

Que s’est-il passé en Argentine ?

Les fonds vautours se font de l’argent en spéculant sur les pays en difficultés, comme en Argentine durant la crise de 2001. Ils achètent alors des bons de la dette à bon prix avant d’en exiger, le moment opportun, le remboursement à un prix élevé par voie judiciaire, en y incluant des intérêts de retard et des frais de justice. Ils spéculent ainsi sur la dette publique, en compromettant les dépenses sociales pour la grande majorité de la population. Ces fonds vautours ont choisi le litige après avoir refusé de faire partie des 93 % des créanciers qui avaient négocié avec le gouvernement argentin. Et maintenant le juge du district de New-York, Thomas Griesa, donne la priorité des paiements aux fonds vautours. Ce qui ouvre la porte à une avalanche de demandes en justice qui pourrait déboucher sur le défaut de paiement de l’Argentine le 30 juillet. Comme le dit bien Julio C. Gambina, « Personne ne sait avec exactitude à combien peut s’élever la demande des créanciers de la dette impayable » |1|, mais nous savons que le prix pour le peuple argentin peut être catastrophique.

Qui se cache derrière ces fonds vautours ?

NML Capital est une filiale du fonds d’investissement Elliott Management Corporation enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïman. C’est l’empire du millionnaire Paul Singer, ferme défenseur du parti Républicain aux USA et proche du Tea Party.

Elliott spécule, entre autre, sur les dettes publiques, en violant toute souveraineté des États et de leurs peuples. Mais il spécule aussi sur les dettes privées et était entré en possession de 2 millions de dollars de celle de Lehman Brothers en 2011.

Singer a été le plus important bailleur de fonds pour la campagne présidentielle de George W. Bush en 2004, il finance aussi celle de Mitt Romney en 2012, et celle du maire de New-York, Rudolph Giulani. En tant que principal fournisseur de fonds pour le parti Républicain, il joue un rôle important dans la politique états-unienne et, vue la prédominance du pays au-delà des frontières, influe sur la politique internationale.

La fondation qui porte son nom, The Paul E. Singer Foundation, fait l’éloge de sa philanthropie, de son rôle dominant pour l’expansion du libre-échange, sa gestion en faveur de la sécurité nationale des États-Unis et pour le « futur d’Israël ». Singer est aussi le président du Manhattan Institute for Policy Research [1].

En ce qui concerne l’Argentine, NML est le principal bailleur de fonds de l’American Task Force Argentina (AFTA), lobby qui influe sur la justice et le Congrès US afin de porter préjudice à l’Argentine. Pour se faire une idée du pouvoir de ces vautours, NML est même allé jusqu’à faire saisir le navire-école de la marine argentine, la frégate Libertad, au Ghana en octobre 2012, en exigeant de l’État argentin environ 370 millions de dollars pour des bons impayés.

« La frégate ne doit être ni livrée ni vendue »

Ce qui se passe en Argentine est emblématique de ce que commence à vivre la Grèce, où opèrent des fonds vautours comme Dart Management, dont le siège se trouve aux îles Caïman et qui opère aussi en Argentine. Déjà en 1999, NML a obtenu, grâce à un jugement aux USA, le paiement de 58 millions de dollars du Pérou pour une dette que le fonds avait acheté 11 millions. Il a aussi fait des affaires avec la RDC.

[1] « Le Manhattan Institute, laboratoire du néo-conservatisme », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 15 septembre 2004.