Jordanie

Près d’une dizaine de policiers ont été arrêtés en Jordanie : ils sont acusés d´avoir trompé la Central Intelligence Agency des États-Unis, la CIA.

Selon des sources jordaniennes, les Américains auraient demandé à des officiers jordaniens de haut rang de fournir à la CIA des informations sensibles sur la Syrie, alors que les Jordaniens étaient en bons termes avec leurs homologues syriens.

Les policiers ont toutefois donné de faux renseignements ou trompeurs au service de renseignement américain.

L’incident a eu pour conséquences l´arrestation d’au moins six colonels et quatre officiers ordonnée par le roi Abdallah II de Jordanie.
Les arrestations auraient créé de l´animosité dans l´armée et parmi le peuple en Jordanie.

Pendant ce temps, des sources russes ont révélé la présence de 1.500 experts militaires étrangèrs sur le terrain en Syrie. Les experts étrangers sont soupçonnés d’être en contact avec le gouvernement américain ainsi que la CIA afin de coordonner une possible frappe militaire de Washington sur le pays arabe.

La récente rhétorique de guerre contre la Syrie a pris de l’ampleur, le 21 Août, quand les activistes opérant à l’intérieur du pays et soutenue  à l’étranger ont  affirmé que plus d’un millier de personnes avaient été tuées dans une attaque chimique par le gouvernement dans la banlieue de Damas.

Damas a catégoriquement rejeté cette accusation, mais un certain nombre de pays occidentaux, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont rapidement commencé à faire campagne pour la guerre.

Depuis lors, les médias ont rapporté les plans américains concernant des attaques potentielles, ce qui serait sous la forme de “frappes par missiles de croisière”, et “pouvaient compter sur … destroyers US dans la Méditerranée.”

Les appels flagrant à la guerre par le président Barack Obama et l´administration américaine n’ont pas disparu malgré la réticence de certains de ses alliés les plus proches se livrer à une intervention militaire en Syrie.

Obama a déclaré que son administration va d’abord demander l’autorisation de l’attaque d’un Congrès sceptique.

SAB / SS

Source : http://www.presstv.ir/detail/2013/09/07/322619/jordan-arrests-officers-for-deceiving-cia/

Traduction : Lesinfostues

FRANCE : Journalisme

Des agents secrets sont infiltrés dans les médias (et tout le monde s’en fout)

Publié par hichamhamza le 3 septembre 2013 dans ActualitéJournalismesPortraits

« Officiellement, la DGSE est la seule à compter dans ses rangs des agents sous couverture insérés dans la vie civile, parmi lesquels des journalistes employés dans les grands médias. »

L’espion du Président, Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recassens, 2012

Dimanche, la presse écrite et audiovisuelle de l’Hexagone a relayé les conclusions d’une note déclassifiée du renseignement à propos des « preuves » de l’implication du régime syrien dans l’usage de l’arme chimique contre les « rebelles » et la population civile.

Ce document (disponible sur plusieurs sites dont celui du CRIF) est une synthèse élaborée conjointement par la DGSE (services secrets extérieurs) et la DRM (direction du renseignement militaire).

A-t-on vu, depuis 48 heures, des débats audiovisuels ou lu des éditoriaux mettant en doute la véracité du document? Presque aucun. Il faut se rendre sur les réseaux sociaux, les blogs militants ou les sites alternatifs pour découvrir des analyses ou des opinions relatives aux failles argumentaires de cette note officielle.

Une double légende continue pourtant d’avoir la vie dure : la presse française est plutôt « de gauche » et la gauche est naturellement encline à l’antimilitarisme. L’apathie des journalistes hexagonaux face aux « preuves » des services de la Défense pour justifier une intervention militaire en Syrie démontre qu’il n’en est rien.

Comment l’expliquer? Au-delà de l’esprit moutonnier des uns et de l’indifférence des autres, une troisième cause permet d’éclairer une telle attitude démissionnaire chez bon nombre de journalistes censés s’ériger en contre-pouvoir.

Paru en janvier 2012,  L’espion du Président -ouvrage consacré à l’ex-directeur de la DCRI- confirma un secret de polichinelle : les services secrets français, aussi bien extérieurs (DGSE) qu’intérieurs (DCRI), emploient des agents déguisés en journalistes infiltrés au sein des grands médias hexagonaux. Leur mission? Espionner leurs camarades en train d’enquêter et, si besoin, intervenir pour désinformer l’opinion publique sur des sujets relatifs aux enjeux de la sécurité nationale.

Les services peuvent également financer la formation professionnelle d’un futur journaliste comme le confirma Jean Guisnel dans son ouvrage consacré à l’histoire de la DGSE. Enfin, certains journalistes déjà en poste peuvent être sollicités pour des missions ponctuelles et sous couvert de patriotisme et/ou de paiements en liquide.

Hormis leurs employeurs, nul ne sait leur nombre ou leur identité. Il arrive qu’au détour de la parution d’un ouvrage de révélations, certains noms puissent fuiter. Tel fut le cas de Jean-Pierre Van Geirt, ex-journaliste à TF1, qui fut « outé » par l’ancien directeur des Renseignements généraux. D’autres peuvent choisir de faire eux-mêmes leur coming out comme ce fut le cas, en avril, de Patrick Denaud, ex-correspondant de guerre.

L’enjeu de la question est évident en temps de guerre : si la France décide d’attaquer la Syrie, l’opinion publique peut être sciemment la cible d’une désinformation afin d’assurer la propagande qui accompagne toute manoeuvre militaire de grande ampleur. Quand la DGSE publie un document relayé par des médias dans lesquels sont déjà installés certains de ses agents (déguisés en journalistes), il devient nécessaire, au regard de la manifestation de la vérité et de l’intérêt général, de mettre en doute les tenants et aboutissants de cette opération de communication.

Evidemment, de nombreux journalistes n’ont guère besoin d’être rémunérés par les services secrets pour, le cas échéant, être instrumentalisés, rendre des services ponctuels ou, plus largement, fermer les yeux en cas de désinformation fomentée par leurs encadrants dans les rédactions. La précarité croissante du métier contribue à l’autocensure et à l’anesthésie de l’esprit critique.

Voilà pourquoi la grande presse n’a pas jugé nécessaire de s’attarder sur la signification et les conséquences de la nomination par François Hollande de Christophe Bigot, devenu directeur de la stratégie à la DGSE à la date du 1er septembre.

La coïncidence est savoureuse : cet ex-ambassadeur en Israël, admirateur du purificateur ethniqueDavid Ben Gourion et proche de la classe politique de Tel-Aviv, commence ses fonctions alors que la France est sur le point d’entrer en guerre contre la Syrie, un pays dont -précisément- le clan Netanyahu guette ardemment (depuis 1996) un changement de régime. Et sa venue ne manquera pas de contribuer à renforcer l’étroite coopération occulte, tissée depuis les années 50 et décrite par l’historien Yvonnick Denoël, des services secrets français et israéliens.

Christophe Bigot (à droite) avec Shimon Peres et Jacques Attali

Voilà pourquoi la DGSE et la DCRI ne devraient pas rencontrer des difficultés pour tenter de modeler l’opinion publique à travers leurs agents infiltrés dans les rédactions de l’Hexagone.  Sans compter la docilité de ces véritables journalistes, plus nombreux que ces agents secrets sous couverture, qui sont toujours prêts à se laisser griser en jouant au « petit soldat » de l’ombre.

A titre d’illustration, un journal de la presse régionale a ainsi, selon toute vraisemblance, rendu service au nouveau directeur de la DGSE. En avril, j’ai rédigé sur Oumma un bref portrait de l’intéressé : Bernard Bajolet. J’y rappelais notamment une petite anecdote :

le big boss des services secrets jouait au tric-trac avec Bachar El-Assad dans sa jeunesse. Pour donner à voir l’aura du personnage, j’avais inséré une vidéo de Bernard Bajolet, capturée par La Presse de Vesoul. A l’instar d’un aristocrate, le châtelain exposait ses jolies fontaines et laissait entendre qu’il était ravi d’avoir acquis sa propriété cossue dans la région. Rien de scandaleux, a priori.

Pourtant, j’ai récemment découvert -en consultant l’article sur Oumma- que cette vidéo, mise en ligne par La Presse de Vesoul en décembre, avait été effacée depuis la publication de mon papier. Quelqu’un à la DGSE a obtenu, directement sur Dailymotion ou via l’entremise du quotidien régional, le retrait sans explication de cette vidéo.

Il n’y avait pourtant aucun risque à l’égard de la vie ou de la réputation de Bernard Bajolet. Si l’homme est effectivement discret, des photos de son visage circulent sur Internet et sa domiciliation dans les environs de Vesoul est aisément identifiable.

Peu importe : le zèle d’un haut-fonctionnaire de la DGSE a fait disparaître une vidéo bénigne du Net.

Si l’on est capable, au sommet de l’Etat, de faire censurer une vidéo inoffensive produite par un journal local, il devient dès lors aisément imaginable que des moyens de pression plus considérables soient déployés pour dissimuler des informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale. Ou, plus exactement, à l’image de nos dirigeants.

Source : http://stationzebra.fr/?p=209

Kosovo

GUERRE DU KOSOVO : UNE SUPERCHERIE DE PLUS ! (PARTIE 1 et 2)

 Guerre du Kosovo : une supercherie de plus ! (partie 1)
LE 03 SEPTEMBRE, 2013 DANS INTER-NATIONAL PAR Pour l’Empire du ketchup, le monde n’est qu’une vaste zone d’exploitation, propice aux pillages. L’US Army, grâce à ses missiles à tête chercheuseTomahawk et ses hélicoptères de combat Apache et Sioux (un hommage au génocide des indiens ?) disloque des nations, détruit des familles, éventre des paysages,  anéantit des infrastructures.
Ensuite, à l’aide de foreuses, de tractopelles et de bétonneuses, l’empire du Bien s’approprie les richesses pétrolifères, gazières, minières, aquifères…, fait passer ses pipe-line (Pipe-line trans-balkanique AMBO), établit ses bases militaires (ex : le Camp Bondsteel au Kosovo, construit par une filiale d’Halliburton, l’ex-firme de Dick Cheney), et fait régner les multinationales de son oligarchie mafieuse.
Mais les motivations impériales étant inavouables, il faut offrir aux esprits faibles un scénario aussi niais qu’un film de Walt Disney. Ça tombe bien, l’Empire d’Hollywood aime les scénarios manichéens s’achevant par un  happy end. Quand la bannière étoilée flotte, immaculée, devant un beau coucher de soleil. Quel beau spectacle offert aux peuples !
Dans le cas du Kosovo, une ancienne province de la Serbie, c’est simple. Il y a d’un côté, une gentille armée de libération des indépendantistes albanais du Kosovo, appelée UCK et alliée à l’OTAN, qui se bat pour la paix, les droits de l’homme, la démocratie et les pâquerettes. Et de l’autre côté, de vilains serbes, qui ne méritent pas de vivre car « coupables » de nettoyage ethnique.
Telle est l’équation du problème selon l’agent américain Bernard Henri Lévy.Tout est une question de présentation. Ainsi, quand les serbes tuent des albanais, ce sont des nazis. Mais quand les albanais tuent des serbes, c’est légitime.
Il est utile de rappeler que les Serbes ont donné du fil à retordre à laWehrmacht et la Luftwaffe pendant la deuxième guerre mondiale. Mais peu importe, la piétaille serbe peut crouler sous les bombes, c’est pour son bien… les crimes de l’UCK être passés sous silence, c’est normal…Toujours au garde à vous, les journaleux complices se chargent de relayer la fable, pour le plus grand bonheur des gouvernements associés à l’OTAN (la marionnette préférée de l’Empire du cheeseburger).  C’est ainsi que l’on parvient à faire croire à l’opinion publique qu’une guerre sans mandat de l’ONU, unilatéralement décrétée par la première armée du monde, fut une jolie petite balade humanitaire…Et que c’est l’intransigeance de Slobodan Milosevic, rebaptisé Hitler des Balkans, qui fit échouer les négociations à laConférence de Rambouillet en février 1999 avec les indépendantistes kosovars (sous l’égide d’un groupe de 6 pays : USA, UK, France, Allemagne, Italie, Russie). 

La suite de l’histoire, tout le monde s’en fout. Les médias passent vite à autre chose. L’essentiel est d’avoir célébré la victoire dans les journaux télévisés. Etant donné la disproportion des forces en présence, cette guerre était gagnée d’avance, on se demande donc où est la victoire ? Mais peu importe.

L’Empire du bien a triomphé en 78 jours seulement de Milosevic ! Sortons les trompettes ! Erigeons les statues ! Comme celle de Bill Clinton, dévoilée le 1 novembre 2009 à Pristina (capitale du Kosovo) sur le boulevard Bill Clinton…

Au Kosovo, la mafia a tout raflé. Les trafics d’armes, d’organes et de fausse monnaie, la prostitution, et lacorruption sont au menu. Tout ça pour ça ! Une guerre pour un résultat aussi lamentable…

Mais BHL, Kouchner, Ockrent, Glucksman et toute la clique de désinformateurs s’en pourlèchent les babines et resservent les vieux plats avariés : « démocratie », « droits de l’homme », « multiculturalisme » et « fin du nettoyage ethnique » pour justifier l’injustifiable.

À ceci près que le nettoyage ethnique au Kosovo a commencé après les bombardements de l’OTAN, et non avant, comme voudraient le faire croire les médias menteurs. La preuve en est que le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU (HCR) n’a pas enregistré d’expulsion avant le 24 mars 1999, date du début des bombardements. Le nettoyage ethnique est donc une conséquence des pilonnages de l’OTAN, pas la cause.

Mais il y a pire. D’une part, le général américain Wesley Clark, qui commanda l’opération Allied force au Kosovo, reconnut que le nettoyage ethnique était prévisible ; et d’autre part, les USA coupèrent les fonds destinés au HCR (chargé de prendre en charge les réfugiés)… Face au nettoyage ethnique, la responsabilité américaine est donc directement mise en cause…


 

  (partie 2)

LE 04 SEPTEMBRE, 2013 DANS INTER-NATIONAL PAR Concernant l’échec des négociations entre le président serbe Milosevicet les indépendantistes kosovars à la conférence de Rambouillet, les médias menteurs oublient de dire que la délégation serbe était hostile à une présence militaire imposée par l‘OTAN, stipulé dans l’annexe B.

Cette annexe, dévoilée à la fin des négociations, prévoyait qu’une force de 30 000 hommes de l’OTAN maintiendrait l’ordre au Kosovo, tout en bénéficiant d’une liberté de circulation – non seulement au Kosovo mais sur tout le territoire yougoslave, ainsi que d’une immunité face aux lois yougoslaves. C’est le refus légitime de cette ingérence qui fut la vraie cause de l’échec des négociations.

Mais deux questions essentielles demeurent : qui est à l’origine des mouvements indépendantistes dans les Balkans ? Existe-t-il une organisation spécialisée dans la déstabilisation des régimes non alignés ? Le mouvement Otpor, signifiant « Résistance »  en serbe, est une organisation politique, créée en 1998, avec le soutien de l’organisation américaine National Endowment for Democracy (Soutien à la démocratie), organisatrice de nombreuses révoltes dans les pays opposés politiquement aux États-Unis.

Otpor travaille à l’endoctrinement des étudiants et les pousse à la révolte. Dans un pays soumis à un blocus économique et en proie à des bombardements, il ne fut pas difficile de créer une vague de contestations pour pulvériser le régime.

Après la chute de Milosevic, Otpor est devenu un centre de formation pour l’action non-violente et a formé des jeunes révolutionnaires en Géorgie, en Ukraine, en Biélorussie, aux Maldives, en Égypte et au Venezuela. Le mouvement a été financé par des organisations occidentales de « soutien à la démocratie » : National Endowment for Democracy, l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros et Freedom House, une ONG américaine dirigée alors par l’ancien Chef de la CIA, James Woolsey.

En février 2008, le Kosovo s’est autoproclamé indépendant, au mépris du droit international. Les gouvernements complices et les intellectuels d’opérettes, prétendus gardiens du droit, ont applaudi des deux mains cette violation.

À ce propos, les basques, les flamands et les indépendantistes irlandais devraient s’inspirer de cet exemple puisque l’unilatéralisme est à la mode… Quant à Milosevic, il est mort, victime d’un infarctus du myocarde, pendant la cinquième année de son procès au Tribunal pénal international, le 11 mars 2006. Procès qui a intéressé au premier chef un certain Jacques Vergès.

Désormais le Kosovo est un état mafieux au cœur d’une Europe qui n’avait pas besoin d’une nouvelle épine dans le pied. Dans cette région, tout part à vau-l’eau. Au Kosovo, un tiers des habitants vit avec moins d’un dollar par jour, le chômage touche 40% de la population et le revenu national brut (RNB) par habitant est de 3.520 dollars contre 7.610 dollars pour l’Europe dans son ensemble.  Mais qui profite de cette situation à part les mafias et les trafiquants ? Qui se réjouit de l’éclatement des Balkans ?

Qui a pu installer des forces armées dans la région ? Qui est désormais présent sur le parcours d’un oléoduc amenant jusqu’en Adriatique le pétrole de la Caspienne ? Les gentils américains bien sûr…

La guerre transatlantique pro-albanaise de Clinton contre la Yougoslavie a été cruciale pour sécuriser la situation stratégique du port de Vlora en Albanie où arrive le pétrole.

L’étude AMBO d’origine, dès 1995, et ensuite mise à jour en 1999, a été faite par une filiale britannique d‘Halliburton, Brown and Root Energy Services. AMBO entre dans le quadrillage de sécurité énergétique étasunien du vice-Président Dick Cheney (et avant lui, du Ministre de l’Energie de Clinton Bill Richardson).

Toute cette intrigue consiste à jouer le tout pour le tout de la militarisation du couloir crucial de l’énergie, depuis la Caspienne à travers les Balkans, et à essayer d’isoler ou de saboter, à la fois la Russie et l’Iran.


Source : http://stationzebra.fr/?p=197