Réponse du Hezbollah

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Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Narallah a appelé toutes les parties au Liban à adopter un discours politique calme, au moins en ce mois béni pour rassurer le peuple libanais.

S’exprimant via un écran géant lors d’un iftar organisé par le comité de soutien à la résistance islamique à Beyrouth, au Sud et à la Békaa, Sayed Nasrallah a insisté sur la nécessité de mettre l’armée libanaise à l’abri de la polémique interne qui envenime la situation dans le pays, et ce, parce que l’affaiblissement de l’armée aura des répercussions très dangereuses sur le Liban en tant qu’Etat institutionnel.

Sayed Nasrallah s’est par ailleurs attardé sur les facteurs de la réussite de l’expérience de la résistance au Liban, et a assuré que cette résistance surmontera toutes les épreuves actuelles et futures.

Dans ce qui suit les principales idées du discours de Sayed Hassan Nasrallah:

“Je vous salue dans les différentes régions du pays, et j’implore Dieu pour qu’il accepte votre jeûne et vos prières. je remercie le comité de soutien à la résistance pour ses grands efforts dans les dernières années. Ce comité a permis d’établir des contacts entre la résistance et ceux qui désirent la soutenir.

Nous aurons plusieurs occasions à commémorer en ce mois béni et au cours desquels nous évoquerons plusieurs sujets liés aux évolutions dans la région. Les facteurs de force de la résistance:Dans le discours d’aujourd’hui, je voudrai parler du Liban. Commençons par la résistance qui avait toujours une vision claire. Si l’on ajoute à cette vision, la foi, la volonté et la décision, nous obtenons une action réussie. Dès le début, l’objectif de la résistance était de libérer les territoires libanais, de libérer les détenus dans les prisons de l’ennemi, de restituer les corps des martyrs, et de contribuer à protéger le Liban contre les dangers israéliens. Les hameaux de Chebaa et le village d’alGhajar restent sous occupation, et donc c’est une échéance patriotique persistante.

Quant à la libération des détenus, il existe toujours quelques détenus dont le sort demeure inconnu et les dépouilles de martyrs que nous devons chercher à restituer. Le troisième objectif, celui de la protection du Liban contre les dangers sionistes, est toujours en vigueur…

Après l’entente de juillet ( 1993), une entente orale en fonction de laquelle la resistance a imposé un equilibre des forces qui consacre l’équation de la sécurité de nos villages en échange des colonies sionistes au nord de la Palestine occupée, ceci  a dissuadé l’ennemi de poursuivre ses raids contre les territoires libanais. Ensuite est survenue l’entente d’avril, et une fois de plus la résistance a sommé les sionistes à cesser leur agression. La guerre de juillet 2006 a consacré définitivement un nouvel équilibre de la terreur, malgré les capacités militaires plus importantes chez l’ennemi.

Au Liban donc, une résistance populaire, avec le soutien de la population, et des capacités militaires limitées a pu dissuader l’ennemi d’agresser le pays, de voler ses eaux et ses ressources.

Donc, la plus importante échéance patriotique qui concerne tout le Liban est celle de lutter contre les ambitions israéliennes. Y a-t-il quelqu’un au Liban qui puisse dire que le Liban ne figure plus sur la liste des ambitions israéliennes? Israël est sur le point de voler le pétrole du Liban, et pour cette raison les dangers demeurent toujours existants.  Malgré les divergences entre les partis libanais, venez tous discuter des véritables dangers israéliens et des options disponibles pour les repousser.

Adoptons une approche sérieuse pour nous défendre face à l’ennemi:Cessons de parler des armes de la résistance, s’ils sont légitimes ou pas. Demandons-nous si nous avons vraiment besoin des capacités de la résistance. Le simple fait de débattre de l’utilité de la résistance et de ses armes ne mène nulle part. Adoptons une approche plus scientifique et plus réaliste. Allons-nous par exemple prendre des garanties de la part des Américains?

Tout en sachant qu’Israël est le premier projet américain dans la région. C’est son premier intérêt, et donc, face aux ambitions israéliennes, l’Amérique ne peut s’y opposer.Voyez comment les Etats-Unis renoncent à leurs alliés dans la région au profit d’Israël. Les Etats-Unis ne sont plus ce pays fort, ils font désormais de multiples calculs avant de passer à l’acte. Même l’Europe, regardez comment

Netanyahu raille l’Europe pour ses politiques, que ce soit au sujet de l’inscription du Hezbollah sur sa liste terroriste ou encore au sujet du boycott des produits des colonies sionistes.Nous au Liban, n’avons que Dieu qui puisse nous aider. Dieu et nos propres capacités. Oui nos propres capacités. En cette époque de discorde, la résistance s’appuie sur cette logique et sur cette expérience, ces exploits, et ces victoires qui démontrent l’utilité de ce choix. Ce sont les convictions de la population. Cette population qui a consenti beaucoup de sacrifices et est désormais capable de discerner l’ennemi de l’ami. Pour cette raison, la résistance jouit de ce soutien populaire, et pour cela, cette résistance ne peut être brisée. Tous ceux qui tentent de la briser ou de l’isoler ont échoué et vont échouer. Les gens honorables de ce pays ont investi dans cette résistance ce qu’ils ont de plus cher, ils ont offert leurs fils pour protéger le pays. Toujours prêts au dialogue avec les autres parties libanaises:Nous sommes toujours prêts à dialoguer avec les autres parties sur les modalités pour protéger le Liban, que ce soit avant ou après la formation du gouvernement.

Depuis que j’ai exposé la stratégie de défense pour le pays, aucun parti n’en a débattu le contenu. Personne n’en a discuté parmi ceux qui ont pris part à la table du dialogue. Tout simplement, parce qu’ils ne sont pas sérieux de trouver une stratégie patriotique de défense. Ils veulent seulement que le Hezbollah dépose ses armes. Ils ne cherchent rien d’autre. Une fois de plus j’affirme qu’il revient à nous tous de protéger ce pays, parce que nous sommes tous menacés. Il existe un véritable besoin pour mettre fin aux dangers israéliens.

A ceux qui qualifient les armes de la résistance d’illégales, nous demandons quelle est l’alternative. Sachez que nous ne sommes pas des gens qui aimons les guerres. Les êtres humains préfèrent la paix et le calme. Mais quand un ennemi nous agresse, nous devons tous le confronter. Historiquement, tout lese mobilisait dans un pays quelconque pour se défendre contre une agression ennemie.

Au Liban, lorsqu’une résistance capable, dévouée, et sérieuse est active et efficace, il est très normal qu’elle soit visée. Cette résistance efficace sabote les projets hégémoniques de l’ennemi, elle sera certes visée à tous les plans, sécuritaire, militaire, économique, moral, médiatique… Ceci faisait partie des batailles de toutes les résistances, notamment du Hezbollah. Il est normal que la résistance soit visée Il est normal que l’ennemi cherche à récolter des renseignements sur cette résistance, attaque militairement l’environnement de la résistance, et l’affaiblit socialement à travers son appauvrissement. On essaie tout le temps de viser cette résistance économiquement et moralement. Depuis 1982, la résistance a pu changer l’équation dans la région.

En 2006, elle a saboté le projet du grand Moyen-Orient qui avait pour objectif de mettre fin à cette résistance. Tel est le prix de notre choix. Quand nous insistons que le Liban sera pour tous les Libanais, que ses ressources seront exploitées seulement par les Libanais, le prix et les sacrifices seront grands.

Nous avons dès le début enduré et saboté plusieurs complots grâce à Dieu et à la patience de notre population. Aujourd’hui encore, grâce à la patience, cette résistance surmontera toutes les épreuves actuelles et futures. Nous sommes en 2013, et jusqu’à ce jour, les Israéliens sont en train de revoir toutes leurs stratégies et leurs plans, ils savent bien qu’ils sont face à une force réelle. Ces Israéliens savent bien que le Liban n’est plus cette proie faible et facile à attraper. Personne ne peut plus imposer ses conditions et ses projets au Liban. Le Liban est désormais plus fort que jamais.

C’est pour ne pas dire encore que dorénavant c’est le Liban qui impose ses conditions! Mettons l’armée à l’abri des débats internes:Au sujet de l’armée libanaise, j’appelle les Libanais à la plus grande vigilance. Si cette armée s’affaiblit et se divise à Dieu ne plaise, il n’y aura ni paix ni stabilité dans le pays. Il n’y aura plus d’Etat. Il n’y aura plus de pays. L’armée est un facteur de protection contre les attaques israéliennes. Mettons cette institution à l’abri des polémiques internes. Nous avons dit que la République Islamique est prête à équiper cette armée, mais la volonté américaine refuse que nous ayons une armée forte face à Israël. Si cette armée commet des erreurs,nous devons régler ces problèmes au cas par cas, sans s’attaquer à cette institution. Telle est notre culture et notre discours interne. Nous disons à nos cadres que l’armée est garante de ce pays, et que la résistance est l’assistante de cette armée en vue qu’elle devienne un jour l’institution la plus forte.

Nous avons pratiqué cette culture. En 1993, l’armée et les forces de sécurité ont ouvert le feu contre nous alors que nous manifestions contre l’accord d’Oslo. Il y a eu 10 martyrs. Pourtant nous avions des armes dans nos maisons, mais personne n’a tiré sur les soldats. Nous nous sommes contentés d’évacuer nos martyrs et nos blessés dans le silence. Ceci reflète notre conviction. Après un certain temps, il y a eu cinq martyrs à Hay elSollom (dans la banlieue Sud), et sept jeunes ont été tués par les tirs de l’armée, et nous n’avons jamais riposté. Même lorsque l’armée menait des perquisitions dans la Békaa, et des personnes mourraient. Dans ces cas, nous contactons la direction de l’armée pour lui demander de faire preuve de plus de souplesse.

Lorsque cette armée reste forte, nous pouvons former un gouvernement, nommer des responsables aux postes clés du pays, mais lorsque nous perdons cette armée, nous n’aurons plus de pays.En cette période, nous devons tous être vigilants jour et nuit pour déjouer  toute tentative d’attentat. J’appelle enfin les médias à s’assurer des informations urgentes avant de les diffuser. Ceci seme la terreur au sein  de la population.

Cessons donc tout ce qui contribue à attiser les tensions dans le pays.Je voudrai terminer par ce point: Les théories d’isolement ne mènent nulle part. Nous sommes toujours prêts à dialoguer avec toutes les parties. Mettons de côté nos divergences et venons renforcer les points d’entente.

Au moins en ce mois sacré, observons tous une certaine accalmie au niveau des discours politiques pour calmer la situation dans le pays. Tout peuple qui cherche à construire et développer son pays n’a d’autre choix que de promouvoir la communication et le dialogue entre ses differentes composantes. Adoptons tous un discours politique calme et serein.  Je vous remercie et que Dieu accepte vos prières”.

Source : http://www.moqavemat.ir/?a=content.id&id=67101

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Europe/Hezbollah

UE : la Résistance libanaise, classée « organisation terroriste »

par     André Chamy

Classer le Hezbollah comme organisation terroriste, c’est condamner le principe de « résistance à l’oppression » qui constitue le quatrième droit de l’Homme et du Citoyen (article 2 de la Déclaration de 1789). C’est pourtant ce qu’ont fait les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. André Chamy revient sur ce reniement de l’esprit européen, sous pression des États-Unis et d’Israël.

Réseau Voltaire | Paris (France) | 23 juillet 2013

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Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé, le 22 juillet 2013, d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur leur liste des organisations terroristes.

« Un accord a été trouvé pour y inscrire le Hezbollah », a déclaré un diplomate de l’UE en marge de cette réunion à Bruxelles. Trois autres diplomates ont confirmé ses dires.

Le Royaume-Uni, soutenu entre autres par la France et les Pays-Bas, cherchait depuis le mois de mai à persuader les autres États européens de prendre cette décision.

Londres a mis notamment en avant des « preuves » de l’implication de la branche militaire du Parti de Dieu dans un attentat à la bombe contre un autobus de touristes israéliens, en juillet 2012, dans une station balnéaire de Bulgarie. Cinq Israéliens et leur chauffeur avaient trouvé la mort.

En outre, les partisans des sanctions ont souligné que l’implication croissante du Hezbollah dans la « guerre civile » en Syrie montrait que le Liban était déjà dans une situation fragile et que l’UE devait considérer la possibilité d’attentats en Europe. Cette décision entraîne le gel immédiat des actifs que posséderait éventuellement le mouvement chiite libanais dans les 28 pays de l’UE.

« C’est une bonne chose que l’Union européenne ait décidé de qualifier le Hezbollah tel qu’il est : une organisation terroriste », a commenté le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, en marge de la réunion. « Nous avons franchi une étape importante aujourd’hui en sanctionnant la branche militaire, en gelant ses actifs, en perturbant son financement et ainsi en limitant sa capacité à agir », a-t-il ajouté.

Jusqu’à maintenant, l’UE avait résisté aux pressions des États-Unis et d’Israël pour inscrire le Hezbollah sur sa liste noire en expliquant qu’une telle décision pourrait compliquer ses relations avec le Liban, où le mouvement chiite participe au gouvernement, et accroître les tensions au Proche-Orient.

L’implication croissante du Hezbollah dans le conflit syrien, aux côtés de l’armée nationale, n’est pas citée par l’UE, mais elle semble être décisive, car rien de nouveau ne s’est produit pour justifier une décision de nature aussi inique, qui n’est qu’une reculade supplémentaire de l’UE devant les autorités états-uniennes et israéliennes.

Qu’en est-il de cette décision, qui intervient de façon aussi inopportune ?

Les mouvements de résistance sont souvent mal vus, car ils déstabilisent l’autorité établie. L’exemple de Nelson Mandela et de l’ANC est flagrant. Aujourd’hui aucun des puissants ne tarit d’éloge sur Mandela, et sur le sage qu’il était, reconnaissant son intelligence et sa clairvoyance. L’on oublie opportunément que l’ancien président sud-africain et Prix Nobel de la paix, Nelson Mandela  a longtemps été inscrit sur la liste noire états-unienne du terrorisme et avec lui son parti, l’ANC. Ces noms ne furent retirés de cette liste que le 28 juillet 2008.

Le Hezbollah, et le Hamas sont aussi mal perçus, alors qu’ils ne sont que la réponse de populations opprimées après des années de mépris et d’humiliation. Qu’est ce qui justifierait que ces populations soient obligées de supporter pendant des années encore les exactions d’une armée d’occupation ? Rien. Il ne leur reste donc que la résistance.

Cette résistance transforme les États ou les groupes qui y adhèrent en bêtes à abattre. Il existe un ordre économique et politique auquel il n’est pas permis de résister. De temps à autre, quelques déclarations d’intention viennent tenter d’atténuer l’impact de l’oppression ressentie, ce à l’instar de quelques voix qui se sont élevées pour protester contre l’invasion israélienne du Liban en 1982, mais aucune n’a été jusqu’à demander une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU pour exiger le retrait immédiat, comme cela a été fait contre l’Irak après l’invasion du Koweït.

Aucune sanction n’a été prise contre Israël pour sanctionner ses exactions contre des civils au Liban ou en Palestine. Il vient d’attaquer un territoire souverain, en l’occurrence celui de la Syrie, et aucune voix ne s’est élevée pour exprimer sa désapprobation. Tout est toléré venant de cet État qui agit comme seul au monde, dont les frontières évoluent chaque seconde en fonction du grignotage et de l’annexion des territoires, des maisons, des vergers et des lieux de cultes palestiniens.

Évidemment, on n’ira pas jusqu’à préparer une campagne militaire pour obliger les Israéliens à quitter le Liban, lequel est resté sous leur occupation pendant plus de dix-huit ans. Peut-on objectivement faire le moindre reproche à l’encontre de ceux qui ont résisté, si ce n’est que pour certains politiciens libanais corrompus il ne fallait pas s’en prendre aux soldats israéliens ! Le problème est qu’ils sont une armée d’occupation.

Le Hezbollah a pu mener sa guerre de résistance, obligeant l’armée israélienne à se retirer de l’essentiel des territoires qu’elle a occupés pendant dix-huit ans. Ce parti est devenu un acteur à part entière de la scène politique. Il a fait du Liban, qui était balloté par les guerres des autres puissances, une pièce indispensable dans un front de refus et de résistance.

Le Hezbollah a su, grâce aux liens ancestraux entre les chiites du Sud du Liban et ceux d’Iran, bénéficier des aides lui permettant de soutenir la population locale dans sa résistance pour éviter qu’elle abandonne ses terres. Des efforts colossaux étaient nécessaires pour créer des services d’éducation, de santé, d’aides sociales. En même temps il fallait harceler l’occupant pour le pousser vers la sortie.

Plus les opérations étaient spectaculaires, plus leur impact était négatif chez les soldats israéliens, mais positif au sein de la population locale. Au-delà, une large frange de la population libanaise s’identifiait à ces jeunes résistants qui défiaient les soldats sur-entraînés et équipés de Tsahal.

Ces jeunes résistants prolongent l’épopée de l’imam Hussein, participant tous les ans à la fête d’Achoura, qui plutôt qu’une fête est une cérémonie de larmes destinée à raviver la flamme du sacrifice parmi eux. Ils se sont fixés un objectif, celui de l’évacuation des soldats israéliens du sud du Liban. Plus aucun soldat ne sera toléré, c’est ainsi qu’en ont décidé les référents de l’autorité religieuse et politique.

C’est ainsi que l’on retrouve le cheik Ragheb Harb, et le sayed Abbas Moussawi, deux chefs religieux, grands tribuns et très écoutés par le peuple du Sud. Ils se sont dévoués à la cause de l’indépendance contre ceux qui ont, selon eux, souillé leur terre sacrée. Cette terre qui porte sur elle les cicatrices de l’imam Hussein, que l’on guérit au sein des Husseiniehs de chaque bourgade. Ces mêmes Husseiniehs, lieux de recueillement, mais aussi lieux de discussions, de prêches et d’enseignement, ont permis discrètement mais sûrement un travail sur le terrain impliquant toute la population dans cette lutte armée contre l’occupant.

Le cheik Harb et sayed Abbas Moussawi ont été assassinés par les Israéliens, mais leur combat n’a pas cessé. Le calcul misant sur l’anéantissement du mouvement de résistance suite à la disparition d’un de ses chefs a échoué. Rien n’a changé car le projet était en marche avec une structure implacable, se renforçant sans cesse. L’arrivée de l’emblématique sayed Hassan Nassrallah est dans la lignée des autres figures de cette résistance.

Des hommes comme Imad Moughnieh, l’un des chefs militaires de la résistance, assassiné à Damas —est ce un hasard ?—, se comptent actuellement par centaines. Tous n’ont qu’un seul objectif : libérer la dernière parcelle de terrain occupée par Israël. Pour ces jeunes hommes très bien formés, cette guerre n’a rien d’un jeu vidéo suivie sur un réseau informatique, elle est leur guerre, menée sur une terre dont ils connaissent tous les recoins.

Au mois de mai 2000, les soldats israéliens ont dû abandonner leurs postes, leurs prisonniers,  et leurs collaborateurs à la cloche de bois. Ils n’ont pas demandé leur reste. Leur erreur était d’avoir continué à occuper une bande de terrain libanais dans l’extrême sud et dans le sud-est du Liban. C’est cette occupation qui allait provoquer l’étincelle de la guerre de 33 jours (juillet-août 2006). Cette bande de terre continuera de hanter les nuits des Israéliens, car ils savent que leur présence n’est pas souhaitée et ne le sera jamais. L’esprit de la Husseinieh s’est définitivement réveillé.

Concernant la situation d’Israël par rapport à la Syrie et au Liban, sous le titre « La guerre qui fait entrer Israël contre le Hezbollah et ses alliés » l’ancien directeur du renseignement Proche-Orient/Afrique du Nord au ministère US de la défense Jeffrey White a publié une étude fort « instructive ». Son élément le plus important est que « si la guerre éclatait à nouveau sur les frontières de la Palestine pour tenter d’occuper le Liban, elle ne sera pas comme le conflit de juillet 2006, mais elle sera peut-être “décisive”, et conduira à une transformation de toute la région ».

Surprenante analyse, qui reprend des termes utilisés par le sayed Hassan Nassrallah, rappelant dans ses discours depuis plus de deux ans que si Israël ose s’attaquer le Liban, c’est la région entière qui changera. Cette affirmation semble donc être intégrée dans les réflexions des officines de sécurité aux États-Unis.

Jeffrey White, qui est maintenant expert au Washington Institute for Near East Studies, a donné une conférence pour présenter son étude. Il y a souligné que « Le théâtre des hostilités comprendra 40 000 miles carrés », ce qui équivaut à 64 000 kilomètres carrés, comprenant le « Liban et Israël, ainsi que des parties de la Syrie ». Il a ajouté que « la fin des hostilités en 2006, a marqué le point de départ des préparatifs de la prochaine guerre », et que « les parties ont utilisé une approche offensive par rapport aux précédentes confrontations. »

White a prédit que les combats se concentreront sur la frontière nord d’Israël et dans le sud du Liban, avec un certain nombre de « théâtres secondaires » pour les affrontements. « Le Hezbollah au Liban sud essayera de repousser violemment l’attaque vers le sol de l’agresseur, tandis qu’Israël va essayer d’atteindre le [fleuve] Litani, et même au-delà du Litani, où se trouveraient les roquettes du Hezbollah », a t-il poursuivi.

Dans une tentative de décrire l’« importance des pertes libanaises » dans cette guerre, White a déclaré qu’ « Israël viserait à brûler l’herbe au Liban au lieu de la tondre », et a souligné que le sort de la guerre dépendrait de «  l’invasion terrestre israélienne. » Il a affirmé que bien que l’armée israélienne ait été entraînée pour se battre dans des villes et zones peuplées, elle subirait des pertes importantes. Il a déclaré que le Hezbollah essayerait d’absorber l’attaque Israélienne, mais ne reculera pas. «  La bataille du Sud serait décisive ».

White a déclaré que les prévisions  israéliennes indiquent que le « Parti de Dieu procédera aux tirs de roquettes à raison de 500 ou 600 par jour en direction d’Israël ». Il a noté que la qualité de la plupart des roquettes possédées du Hezbollah est devenue nettement supérieure à ce qu’elle était en 2006. Il a ajouté que contrairement à 2006, « Israël agira pour détruire l’infrastructure civile libanaise tout en alléguant que le gouvernement libanais est responsable des actions du Hezbollah ».

Il a conclu que les scénarios de la guerre sont au nombre de trois, et comprennent :   - une solution décisive,  - des combattants fatigués,  - ou une solution imposée.  Selon White la solution décisive ne pourra qu’être en faveur d’Israël afin de mettre fin à la menace du Hezbollah et de dicter ses conditions. En revanche, les deuxième et troisième scénarios aboutiront à un « désordre, comme à la fin de la guerre en 1973 et 2006, et les combattants continueront de se préparer pour une nouvelle guerre ».

À son tour, a averti l’ancien officier de l’armée US et chercheur au Center for a New American Security, Andrew M. Exum, toute occupation israélienne du Liban serait un cauchemar pour les Israéliens. Diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, il a déclaré que « l’intérêt supérieur d’Israël, dans le cas où le Hezbollah tuerait un diplomate israélien en représailles à l’assassinat d’Imad Moughnieh, ou s’il procédait à l’enlèvement d’un soldat, nécessiterait des frappes particulièrement douloureuses au cours des trois ou quatre jours suivants ».

Exum a indiqué qu’au cours de la guerre de 2006, la communauté internationale était favorable à Israël durant la première semaine, mais au vu des pertes libanaises par rapport aux israéliennes et compte tenu de l’habilité des Libanais dans leurs rapports avec les médias internationaux, la sympathie à l’égard d’Israël s’est inversée et s’est retournée contre l’État Hébreu.

Il a dit que, sur la base de l’expérience de la guerre de 2006, quand « les Israéliens promettent qu’ils détruiront la banlieue sud (de Beyrouth) complètement, le monde sait qu’ils le feront », ainsi selon cet ancien officier, cette situation « contribue à renforcer l’équilibre de la terreur et de la dissuasion entre les parties et augmente la pression sur les épaules du Hezbollah pour éviter de fournir un prétexte à Israël justifiant son attaque contre le Liban ».

Exum explique que « la trêve sur le terrain entre Israël et le Hezbollah, est la démonstration de l’équilibre des forces. Elle est la meilleure garantie de paix et de dissuasion », qui serait selon lui « nuisible pour le Hezbollah sur le long terme ». Il a conclu que « toute nouvelle guerre ne serait pas dans l’intérêt des Israéliens et des Libanais, ni dans l’intérêt des États-Unis » au Proche-Orient en général.

Ce que les deux spécialistes ont omis de préciser est qu’Israël craint actuellement de se battre sur un front intérieur, car l’idée que le Hezbollah ait pu recruter des agents sur son territoire hante les esprits de certains de leurs responsables. Au mois d’octobre 2002, un ancien lieutenant-colonel de Tsahal a été inculpé pour espionnage. Cette décision a été rendue publique le 24 octobre 2002. L’inquiétude régnait déjà dans l’État hébreu.

Ces informations sont prises très au sérieux par l’opinion israélienne, et prennent de plus en plus d’ampleur. Cette situation ne s’est pas arrangée après que le chef du Hezbollah, sayed Hassan Nassrallah, ait divulgué des images captées par les drones israéliens et piratées par les équipes techniques du Parti de Dieu. Les autorités israéliennes ont fini par reconnaître la réalité du piratage tout en précisant qu’elles l’avaient su et avaient modifié le codage de leur transmission en conséquence.

Ce même piratage avait permis au Hezbollah de piéger une escouade de soldats israéliens au cours d’une opération d’infiltration dans la commune d’Anassarieh au sud du Liban pour assassiner un de ses responsables. C’est l’ensemble de cette formation de Tsahal qui s’est trouvée prise en tenaille et a été décimée.

En tout cas, ces histoires réelles font partie des éléments remarquablement utilisés par la communication du Hezbollah et qui font très mal à l’opinion israélienne. Elles contribuent à maintenir ce climat de terreur et de dissuasion entre les parties sur le terrain, car si le Liban craint certainement les destructions massives, Israël craint beaucoup autant pour ses soldats que pour ses civils. Cela conduit à ce que chacun sache qu’il a un prix à payer, sans que personne n’ait envie de payer l’addition.

Se retirer totalement du territoire libanais serait considéré comme un camouflet supplémentaire pour l’« armée invincible ». Y rester devient de plus en plus dangereux. Surtout rester pour quoi faire ? Jusqu’à présent le rôle de l’armée israélienne était celui d’un gendarme, mais si l’on n’a plus peur du gendarme, à quoi sert-il ? Le pire pour Israël est que l’équation s’est totalement modifiée, son armée ne maîtrise plus toutes les données et est actuellement exposée à de fortes probabilités d’échec dans ses opérations.

Cette situation finit par atteindre le moral des troupes à tel point que les soldats ne savent plus pourquoi ils doivent se battre. Tsahal est-il toujours l’armée de « défense d’Israël », ou est-il devenu l’armée des massacres de Qana et des  « bavures » ? Une armée qui se bat contre un ennemi invisible commet nécessairement des bavures et en commettra encore. Jusqu’à quand l’armée et la société israéliennes supporteront-elles ces infamies ? Les habitants de Qana disent de leur ville : « C’est là que Jésus a transformé l’eau en vin, et c’est là que les Israéliens ont transformé l’eau en sang ».

Ces contradictions ont fait qu’au fil des années la critique de la politique israélienne n’est plus un tabou. Jusqu’à l’invasion du Liban, oser critiquer les décisions israéliennes était assimilé à un acte antisémite. Tel est de moins en moins le cas. Des juifs et des non juifs critiquent cette politique expansionniste. L’appel de JCALL (European Jewish Call for Reason) est la démonstration qu’il existe bien une cassure dans le soutien dont bénéficiait la politique et les gouvernements israéliens.

Cet appel est intéressant, car tout en assurant un soutien indéfectible à l’État d’Israël, il se montre particulièrement en opposition avec les décisions prises par les gouvernements successifs, notamment en matière d’annexion et de colonisation. Les signataires estiment qu’Israël devra changer de politique pour survivre.

Or nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue de la colonisation de la Cisjordanie et des quartiers arabes de Jérusalem-Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.

Ces faits expliquent le malaise vécu, entre autres, par la diaspora juive. Ces mêmes sentiments sont également exprimés par une frange de la population israélienne de l’intérieur, laquelle ne semble pas être écoutée par une classe politique qui rivalise d’outrance et d’excès.

L’UE vient à travers sa décision de déclencher les hostilités, en allant dans le sens contraire de l’Histoire. Les responsables Européens savent parfaitement que cette décision n’a sur le plan pratique aucune utilité. Les membres de la branche armée du Hezbollah sont inconnus. Leur force est justement le secret qui les entoure. Quelles sanctions prendre contre des hommes invisibles.. ?

Quant aux sanctions économiques, elles sont risibles, car les services de renseignement européens savent que le Hezbollah ou ses membres n’ont pas d’avoirs en Europe. La décision est donc symbolique et est aussi précaire qu’injustifié. En effet, concernant l’attentat de Bulgarie, cet État vient de déclarer qu’il n’existe aucune preuve de l’implication du Hezbollah.

Devant l’impossibilité de contester au Hezbollah sa qualité de mouvement de résistance contre l’occupation, on a inventé ce prétexte, et on a laissé filtrer la vraie raison, mais qui n’est pas reprise officiellement : sa participation au conflit syrien.

C’est d’autant plus étonnant que depuis le début du conflit syrien le mouvement politique libanais du Futur, entre autres —avec ses responsables, à commencer par l’ancien Premier ministre Saad Hariri—, a brillé par sa participation plus qu’active en hommes et en armes, sans pour autant être qualifié de mouvement terroriste.

Le Hezbollah a combattu et combat en Syrie Jabhat Al-Noussra, considéré aujourd’hui par les occidentaux comme une organisation terroriste. Comment peut-on combattre les terroristes et être considéré terroriste ? En réalité, le Hezbollah a pour le moins perturbé les projets occidentaux pariant sur la chute de l’État syrien devant les agressions internes et externes, il doit en payer le prix.

En combattant en Syrie, le Hezbollah protège ses arrières. Les vrais terroristes, terrorisaient les civils libanais dans la plaine de la Bekaa, à Akkar à l’est et dans le Nord du Liban. Ces groupent se sont bien installés dans plusieurs dizaines de villages au Liban au prétexte d’être des réfugiés, sans que personne en l’absence d’un État fort, ne puisse vérifier leur qualité.

Ils ont commis des attaques contre l’armée libanaise accusée maintenant d’être pro-Hezbollah, lequel prône le slogan de la résistance « Le Peuple, l’Armée et la Résistance sont la force du Liban contre toute agression ». Fallait-il que le Hezbollah néglige ces risques pour éviter d’être classé organisation terroriste ? Informé de cette rumeur de classement depuis des mois, sayed Hassan Nasrallah avait du reste annoncé qu’il n’en avait cure…

Toutefois, cette annonce est regrettable et menace d’une multitude de répercussions. A-t-on mesuré la portée de cette décision, dont l’effet médiatique serait le seul intérêt ? Pire encore ! le présent article sera t-il considéré comme une « apologie du terrorisme » ? … Seul l’avenir nous le dira. Le but final serait de faire taire toutes les voix qui défendent les mouvements de résistance.

La vérité est que les Européens sont devenus schizophrènes, car ils voient la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre dans le leur.

Cashemire

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La grève générale dans le Cachemire sous administration indienne se poursuit pour la troisième journée consécutive contre le récent meurtre de manifestants par les forces indiennes.

Toutes les entreprises et commerces ont été fermés dans la région à majorité musulmane alors qu´un couvre-feu a été imposé par les forces de sécurité  dimanche.

La grève générale qui a débuté  vendredi a été appelée par des groupes religieux et des leaders indépendantistes.

Selon la presse, presque toutes les institutions et les entreprises sont restés fermés et le trafic a été arrêté dans les rues de Srinagar et dans d’autres grandes villes de la vallée du Cachemire. Les rapports ont également indiqué que toutes les écoles et les bureaux gouvernementaux sont restés fermés dans la vallée contestée.

Ces développements interviennent après que les troupes indiennes ont tiré sur des manifestants dans la région jeudi, tuant au moins sept personnes et en blessant des dizaines.

Les Cachemiris manifestaient contre ce qu’ils ont décrit comme étant de la profanation du Saint Coran par les forces indiennes.

Plusieurs groupes séparatistes qui s’opposent à la main – mise de New Delhi sur la région à majorité musulmane ont appelé à la grève. Des dirigeants séparatistes affirment que le gouvernement indien devrait contenir les forces de sécurité responsables de violations des droits de l’homme au Cachemire.

Les autorités ont déployé de grands moyens policiers et  paramilitaires dans la plupart des quartiers de la capitale de Srinagar pour empêcher de nouvelles manifestations de rue .

Les forces gouvernementales ont réagi en imposant le couvre-feu et les restrictions sur la circulation des personnes.

Le Cachemire est au coeur de plus de 60 ans d’hostilité entre l’Inde et le Pakistan. Les deux voisins réclament la région  maisen ayant seulement un contrôle partiel sur elle.

Les 2 voisins ont convenu d’un cessez-le feu en 2003 et ont lancé un processus de paix l’année suivante. Depuis lors, il ya eu des affrontements sporadiques, les deux parties s’accusant mutuellement de violer le cessez-le feu.

JR / PR / SS

Source : http://www.presstv.ir/detail/2013/07/21/314899/strike-curfew-shut-down-kashmir/

Traduction : lesinfostues

Syrie

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Un nombre croissant de combattants venus d’Europe et des États-Unis se dirigent vers la Syrie pour rejoindre les militants dans la lutte pour le renversement du gouvernement syrien, affirme le directeur du National Counterterrorism Center le gouvernement américain.

“La Syrie est vraiment devenue le champ de bataille djihadiste prédominant dans le monde», a déclaré Matthew Olsen lors du Forum sur la sécurité Aspen à Aspen, dans le Colorado, vendredi, a rapporté Bloomberg.

«Nous constatons que des combattants étrangers allant de l’Europe occidentale et, dans un petit nombre de cas, des États-Unis vers la Syrie pour se battre pour l’opposition.”

Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terroriste de l’Union européenne, un autre intervenant au forum, a déclaré qu’environ 600 combattants sont allés en Syrie à partir de l’Europe, ajoutant que le nombre va croître à des milliers si ceux des Balkans et de l’Afrique du Nord sont comptés.

«L’ampleur est totalement différent de ce que nous avons connu dans le passé avec l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et la Somalie”, a déclaré M. de Kerchove.

Olsen avait auparavant averti que ces combattants retourneront aux États-Unis et en Europé et constitueront une grande menace dans l’Ouest.

“La préoccupation pour l’avenir dans une perspective de menace, c’est qu’il ya des personnes voyageant en Syrie, devenant plus radicalisée, devenant ainsi formés, puis retournant dans le cadre d´un mouvement djihadiste mondial en Europe occidentale et, potentiellement, aux Etats-Unis”, a déclaré Olsen le 18 juillet.

MA / MA

Source : http://www.presstv.ir/usdetail/314681.html

Traduction : Lesinfostues

Yemen / Arabie Saoudite

 

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Une guerre secrète s’est déclenchée il y a longtemps entre l’Arabie saoudite et le Yémen d’une part, et de l’autre parmi les puissances étrangères qui convoitent les richesses du Yémen.

La guerre a été déclaré ouvertement après l’annonce de la découverte d’immenses réserves pétrolières dans la région yéménite de Jouf, près de la frontière saoudienne.

Selon les autorités yéménites, il s’agit de la plus grande réserve mondiale confirmée du pétrole.

Il y a quelques années, l’Arabie saoudite était considérée le plus grand détenteur des réserves mondiales de pétrole (34% des réserves confirmées du monde).

Mais la découverte des réserves yéménites à Jouf a bouleversé totalement la situation ; désormais c’est le  Yémen qui détient 34% des réserves confirmées de pétrole dans le monde entier.

Selon des sources bien informées, les autorités yéménites étaient conscientes de l’existence de ces réserves immenses même à l’époque de la présidence d’Ali Abdallah Saleh dès les années 1990.  Mais Sanaa n’avait pas révélé l’existence de cette manne pétrolière sous les pressions du gouvernement américain.

Maintenant l’annonce officielle de cette découverte a déclenché une véritable guerre secrète entre le Yémen et l’Arabie saoudite.

Selon certaines sources, le gouvernement saoudien aurait proposé secrètement le paiement de 10 milliards de dollars par an au gouvernement yéménite en échange d’une concession d’exploitation pétrolière pour une période de 50 ans. Mais le Yémen aurait rejeté l’offre des Saoudiens.

Par ailleurs, des compagnies américaines auraient fait une proposition très séduisante aux Yéménites : en échange d’une concession pétrolière, elles seraient prêtes à construire dans ce pays toutes les infrastructures qui manquent : routes, ponts, usines, raffineries, aéroports… Les autorités yéménites auraient rejeté aussi les offres des compagnies américaines.

Selon des analystes, la récente visite du président yéménite à Moscou était liée, entre autres, à la possibilité de l’activité des compagnies pétrolières russes dans les régions du nord du Yémen, tout près des frontières de l’Arabie saoudite.  – Les clauses secrètes des Accords de Djedda :  Certains observateurs politiques estiment que dans les accords conclus à Djedda entre l’Arabie saoudite et le gouvernement d’Ali Abdallah Saleh, l´ancien président yéménite, il y avait des clauses secrètes qui prévoyaient l’annexion d’un tiers du territoire yéménite à l’Arabie saoudite.

Mais les Etats-Unis sont intervenus rapidement pour empêcher l’Arabie saoudite d’étendre son influence au Yémen. Le président actuel du Yémen s’est opposé ainsi aux attentes des Saoudiens d’où la décision de Riyad d’expulser massivement les ouvriers yéménites qui travaillaient en Arabie saoudite pour se venger de Sanaa.

– Un mur de séparation entre le Yémen et l’Arabie saoudite :  La presse yéménite a publié récemment les révélations faites par un expert pétrolier yéménite : par des forages à l’horizontale, l’Arabie saoudite transfère chaque jour près de 5 millions de barils de brut de la région yéménite de Jouf vers son territoire, sans les extraire tout de suite, mais en les réservant dans des puits souterrains.

Les autorités saoudiennes ont démenti catégoriquement ces révélations.

En 2008, contrairement aux accords conclus entre Riyad et Sanaa, l’Arabie saoudite a entamé le projet de la construction d’un mur de séparation le long des frontières avec le Yémen.

Ensuite, l’armée saoudienne a installé massivement ses unités dans les régions frontalières sous prétexte d’empêcher les tribus yéménites de déstabiliser son territoire. Ces dernières ont réagi vigoureusement contre la décision des Saoudiens, et ont menacé le gouvernement yéménite d’intervenir elles-mêmes contre la construction de ce mur, si Sanaa ne prenaient pas des mesures nécessaires pour défendre l’indépendance et l’intégrité territoriale du Yémen.

La société saoudienne Ben Laden a dû abandonner le projet en raison des protestations de la population locale.  – L’installation des unités de l’armée saoudienne le long des frontières :  Depuis plusieurs semaines, l’Arabie saoudite a procédé à l’expulsion massive non seulement des ouvriers yéménites, mais aussi des sans- papiers africains.

Riyad les déporte vers le territoire yéménite, en prétextant que ces immigrés clandestins se seraient infiltrés en Arabie saoudite en franchissant illégalement les frontières entre l’Arabie saoudite et le Yémen.

En même temps, Riyad renforce sa présence militaire le long des frontières.  La presse yéménite a révélé récemment que le président yéménite a eu une réunion secrète avec les commandants de l’armée.

Menacé militairement par l’Arabie saoudite, le Yémen semble avoir décidé de renforcer sa garde frontalière.

Jusqu’à présent, les pétromonarchies membres du Conseil de coopération du golfe Persique ont essayé de gérer la crise secrète entre le Yémen et l’Arabie saoudite, en prenant la partie du royaume saoudien.

Mais il y a des analystes qui s’attendent à une aggravation inévitable de la crise, et une nouvelle explosion géopolitique au Moyen-Orient.

Source : http://www.moqavemat.ir/?a=content.id&id=66319

Opposition syrienne créé une nouvelle loi à Alep !

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Un comité juridique affilié aux groupes armés à Alep a décidé d’emprisonner pour un an « quiconque ne jeûne pas durant le mois de ramadan et qui l’affiche publiquement », une décision qui a suscité la polémique dans les régions contrôlées par l’opposition.

Le comité précité a quant à lui justifié sa décision, rappelant que celle-ci figure dans « la loi pénale arabe unifiée » émanant de la Ligue arabe.

Le conseil juridique unifié de l’opposition syrienne, dont le siège se situe au quartier alAnsari à Alep a insisté dans un avis portant le numéro 23 sur « l’interdiction de s’abstenir de jeûner le mois de ramadan sans aucune raison valable, et rappelle que la loi pénale arabe unifiée adoptée doit être appliquée par le conseil, et cette loi est puisée de la charia islamique.

Sur ce, quiconque s’abstient de jeûner et l’affiche publiquement sera condamné à un an de prison ».

Toutefois, le même conseil a exclu de cette « fatwa » les combattants qui constituent « un cas exceptionnel », les appelant à ne pas afficher publiquement leur rupture du jeûne.

Et le conseil d’ajouter que cette décision est entrée en vigueur à la mi-octobre dernier. Cette loi a suscité des réactions opposées dans les rangs des partisans de l’opposition.

Un certain Mohammad elKasb a posté sur la page de socialisation facebook du conseil : « C’est une loi laïque et n’a rien à voir avec la charia islamique. La charia est un ensemble de lois et de décrets, ne vous vous laissez pas tromper par les laïcs ».

Un autre internaute « Fadi S. I. » a ironisé : « Sera exclu de cette sanction celui qui paie une expiation équivalent à un site industriel qui peut être démantelé et vendu dans les marchés du voisin turc », en allusion aux vols systématiques par les groupes armés des industries situées à Alep, estimées à un millier par le gouvernement syrien, et dont les équipements ont été vendus à la Turquie.

Pour sa part, « le comité légal » de l’opposition à Alep a soutenu sur sa page sur facebook la décision du « conseil », considérant que l’abstention de jeûner est un grand crime.

Ce comité a été formé suite à un accord entre plusieurs groupes « islamistes » de l’opposition en Syrie, dont notamment la brigade attawhid et le front annosra.

Les groupes armés de l’opposition contrôlent la plupart des régions de la campagne d’Alep, et la moitié de la ville d’Alep du côté nord-Est. Ils y établissent des tribunaux et des comités distincts, selon l’identité du groupe qui contrôle telle ou telle région

Source : http://www.moqavemat.ir/?a=content.id&id=66372

Israël : 2 articles

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Les médias israéliens disent que le régime de Tel Aviv était derrière les récentes explosions dans la ville de port syrien de Lattaquié.

Le journal israélien Haaretz, citant le CNN rapporte que les responsables américains auraient confirmé que des avions de combat israéliens ont bombardé le 5 Juillet un arsenal syrien contenant des missiles anti navires  Yakhont avancées de fabrication russe .
“Israël a frappé le 5 Juillet afin d´anéantir les missiles de fabrication russe. Israël croit qu´ils  constituent une menace pour ses forces»  rapporte d’un autre média israélien.

La semaine dernière, des sources de l’opposition syrienne avaient signalé la présence d’avions de combat dans le ciel de la ville d’Al-Haffah, à l’est de Lattaquié.

Le gouvernement syrien n’a pas encore fourni d’informations sur qui a été derrière les attentats Lattaquié. Le régime israélien n’a pas commenté les rapports des médias, que ce soit.

Israël est déjà soupçonné d’avoir été impliqué dans au moins trois frappes aériennes contre la Syrie depuis Janvier.

Suite à la dernière des attaques israéliennes précédentes, le gouvernement syrien a averti qu’il donnerait une réponse immédiate à toute agression éventuelle future par le régime israélien.

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen le 29 mai que toute réponse de Damas sera donnée sans avertissement.

“La Syrie ne laissera aucune agression israélienne sans réponse, sans représailles. La riposte sera la même taille que l’agression, et le même type d’armes seront utilisées » a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères.

Toujours en mai, le ministère des Affaires étrangères de la Syrie a envoyé des lettres aux Nations Unies déclarant que les agressions d’Israël montrent le lien entre Tel Aviv et les groupes terroristes opérant en Syrie, dont le Front al-Nusra al-Qaeda.

Le militantisme parrainé par l´etrangeren Syrie a coûté la vie à de nombreuses personnes, y compris un grand nombre de soldats syriens et du personnel de sécurité, depuis Mars 2011.

Les puissances occidentales et leurs alliés régionaux, y compris le régime israélien, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar soutiennent les groupes de militants anti-syriens, y compris les terroristes d’Al-Qaeda, pour renverser le gouvernement syrien.

DB / HN / HJL

Source : http://www.presstv.ir/detail/2013/07/13/313564/israel-behind-latakia-explosions-media/

Traduction : Lesinfostues

2nd article :

Une source américaine a affirmé sous couvert d’anonymat à la chaine CNN…  que c’est bien Israël derrière l’attaque contre un centre de recherche syrien à Lattaquié.

Selon le journal Yediot Aharonot, “le raid s’est effectué par l’armée de l’Air israélienne”.

Le centre de recherche en question est situé dans le village Al Samiya à 20 kilomètres de l’est de Lattaquié . 12 syriens auraient perdu la vie au cours de ce raid.

D’autres agences de presse affirment que le centre en question contenait des missiles Yakhont, livrés par la Russie. les sources syriennes n’ont pas confirmé cette information.

Source : http://www.moqavemat.ir/?a=content.id&id=66480